C L I M A T
De type tropical humide, tempéré en altitude, le climat
est sous la dépendance des alizés du sud-est et de la mousson du nord-ouest.
La saison
chaude et pluvieuse s’étend de Novembre à Mai et la mousson souffle du Nord-Ouest.(30°
Celsius).
La saison
sèche,
de Mai à Octobre, est sensiblement plus fraîche et les alizés soufflent du
Sud-Est.(24 °Celsius).
La température
moyenne annuelle est de 25° Celsius, en effet elle varie peu au cours de
l’année.
Le maximum atteint en saison des pluies est de 27° et le minimum en
saison sèche est de 24°, cependant, à Moroni le thermomètre peut descendre la
nuit jusqu’à 14°.
Les précipitations sous forme d’averses sont parfois très violentes (moyennes annuelles de 500 à 6000 mm d’eau). L’archipel est à l’écart de la route normale des cyclones et il est donc très peu touché (le dernier cyclone remonte à 1950).
La langue parlée par les habitants de l’archipel est
le comorien.
Le comorien est une langue métissée dont la base est
le swahili, qui est la langue parlée sur la côte de l’Afrique de l’Est,
complétée d’apports de mots arabes, portugais et malgaches.
Cependant, chaque île possède son dialecte :
- le shingazidja
(le grand-comorien) parlé en Ngazidja
(Grande-Comore) est proche du shimwali (le
mohélien) parlé dans l’île de Mwali
(Mohéli).
- le shindzuani
(l’anjouanais) parlé à Ndzuani (Anjouan).
Le français est la langue utlisée par les enseignants et l'administration comorienne.
L’arabe car les Comores étant un pays musulman, tout comorien doit aller à l’école coranique pour apprendre à lire et écrire l’arabe et les principes fondamentaux de l’Islam avant d’aller à l’école française.
H I S T O I R E
Connues depuis l’Antiquité les Comores ont subi à
maintes reprises les invasions de tous les peuples qui ont navigué dans l’Océan
Indien. Après avoir été islamisées au Moyen-Age par les
Arabes qui organisèrent le trafic d’esclaves à destination du Golfe Persique,
les Comores ont été soumises au cours des XVIIIème et XIXème
siècles à l’influence des souverains
Sakalaves venus de Madagascar.
Pour échapper à ces invasions, le sultan de Mayotte
céda cette île à la France et obtint le protectorat en 1843.
Ce protectorat
s’étendit ensuite aux trois autres îles (Grande-Comore, Mohéli et Anjouan),
l’île d’Anjouan étant la dernière à obtenir le protectorat français en 1886.
En 1927 les Comores ont formé une entité distincte rattachée administrativement à Madagascar alors colonie française.
Après la seconde guerre mondiale les Comores obtiennent le statut de « Territoire Français d’Outre-Mer ».
Le 6 Juillet 1975 les Comores accèdent à
l’indépendance unilatéralement sauf Mayotte qui demanda et obtint son
rattachement à la France et devint alors « Collectivité Territoriale de la
République Française ».
Les trois autres îles (Grande-Comore, Mohéli et
Anjouan) formèrent la République Fédérale
Islamique des Comores.
Depuis 2002 l' archipel des Comores s'appelle
officiellement l' Union des Comores (Shikomor Udzima wa
Komori en langue comorienne )
R E L I G I O N
Les Comoriens sont musulmans sunnites à 99%, en effet, l’Islam est la religion d’Etat puisque les Comores sont une République Islamique. Selon certaines sources, l’introduction de l’Islam aux Comores remonterait au IXème siècle de l’ère chrétienne. Ce sont les Arabes (Yémen, Oman) et les Chiraziens (Perse) qui ont apporté l’Islam dans l’archipel.
Chaque ville ou village possède au moins une mosquée avec de hauts minarets qui offrent des vues
panoramiques.
Des hauts-parleurs puissants transmettent l’appel du muezzin à la prière, les fidèles se rendant ainsi à la
mosquée.
C’est un Islam modéré et tolérant qui
régit les moindres détails de la vie
quotidienne.
E C O N O M I E
Conséquence de l’instabilité politique, l'Union des Comores n’a jamais réussi à créer les conditions d’un décollage
économique. Les Comores souffrent de leur morcellement géographique et
manquent d’infrastructures qui pourraient désenclaver les îles. Le réseau
routier est en mauvais état. Les moyens de transport réguliers par voie maritime
entre les îles et vers Mayotte ont quasiment disparu en 2004 et 2005.
- L'économie repose à 40% sur le secteur agricole constitué
de cultures vivrière et de trois cultures de rente (clou de girofle, ylang
ylang et vanille) qui représentent 90% des exportations. L’effondrement des cours mondiaux de la
vanille et le faible niveau d’investissement dans l’agriculture ne permettent pas d' atteindre une croissance économique indispensable au développement du pays.
Les îles Comores ne sont pas autosuffisant
alimentairement et doivent donc importer en masse la nourriture et
les produits manufacturés. La pêche (environ
15 000 tonnes par an) s' est considérablement
développée avec la motorisation des bateaux mais reste
encore une pêche artisanale.
- Le secteur secondaire,
constitué de quelques entreprises alimentaires et de fabrication
de meubles, reste largement artisanal et représente moins
de 5% de l' économie.
- Le secteur tertiaire ou secteur des services
(45% de l' économie) est dominé par le commerce de
produits importés dont la forte expansion accentue sans cesse le
déficit commercial du pays.
La situation économique est
donc très difficile. Elle est caractérisée par une augmentation de la pauvreté et une détérioration des conditions
de vie pour la population ( l'éducation et la santé
sont dans un état chaotiques). Aussi, il est à noter que
la diaspora comorienne, très solidaire, subvient d'une facon
importante, à la survie de la population en envoyant de l'argent
au pays et en participant au financement de projets humanitaires.
L 'espérance de vie est estimée à 61 ans.
Le potentiel touristique des îles reste
inexploité alors que les sites naturels sont nombreux et ont conservé toute leur beauté.
1 Franc des Comores = 0.002025 Euro
1 Euro (EUR) = 492 Francs des Comores
(KMF)
L’ylang-ylang
Cette fleur a fait la renommée des Comores car l' huile essentielle qui en est extraite est utlisée par tous les parfumeurs du monde. Cela a donc valu aux Comores le surnom " d' îles aux parfums "La vanille
C'est une liane verte de la famille des orchidées. Celle des Comores est considérée comme la meilleure du monde. Elle est obtenue par le biais de la fécondation artificielle.
Au bout de 6 à 7 mois, les fleurs donnent des fruits allongés appelés « gousses » de 15 à 25 cm de longueur.Dès la récolte, on procède à la « mortification » de la vanille verte en ébouillantant les fruits pour arrêter la végétation en détruisant la chlorophylle. On les fait ensuite sécher, puis étuver avant de les conserver quelques mois dans des caisses pour concentrer le maximum de parfum. Ensuite, les gousses seront triées et calibrées puis mises en botte destinées à la vente.
Le giroflier
Les boutons floraux de cet arbre, appelés clous de girofle, se présentent sous la forme de belles baies rouges de la taille d’une petite olive.
Une fois cueillies elles sont mises sur des nattes au soleil placées dans les cours, les toits-terrasses ou même sur le bord des routes.
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